VIVEZ LE RETOUR À LA SANTÉ

Retour vers le passé !

 

A travers cet article je vous propose un voyage à travers les âges dans le but d’explorer des contrés oubliées … Embarquez dans ma machine à voyager dans le temps je vous emmène au pays des dinosaures ! Oops je suis allé un peu trop loin ! Arrêtons-nous plutôt à l’air du paléolithique où régnaient mammouth et tigre à dents de sabres mais aussi une génération d’hommes dont on entend beaucoup parler ces derniers temps. Les chasseurs cueilleur. Premières observations : ces hommes sont forts, très forts, mais pas que. Ils sont tout aussi Robuste, endurant, dynamique, rapide et puissant, tout autant que nos meilleurs athlètes contemporains , pourtant ils ne s’entrainent pas dans des salles de sport 2h par jour et les pistes d’athlétisme ils ne connaissent pas. Alors à quoi tournent-ils ? Et C’est particulièrement ce qui nous intéresse ! Alors observons discrètement le quotidien de ces chasseurs-cueilleurs :

Ils passent la majorité de leur temps à chasser, à pêcher, à cueillir des fruits et à récolter des végétaux. Ils mangent Bio… Enfin non pardon il mange normalement mais tout ce qui se trouve dans leur environnement est bio. Et bien sûr local et de saison ! Ils se nourrissent de façon instinctive, écoutent leurs corps, leurs sensations et ne sont pas perturbés par des recommandations diététiques ou des aliments transformés provoquant des addictions alimentaires.

Si on analyse ça plus en détails sur un plan nutritionnel voici ce qui en ressort :

-Forcément ils mangent plus que nous (quand ils en ont la possibilité bien évidemment) vu les conditions climatiques qu’ils doivent subir et l’activité physique quotidienne qu’ils pratiquent, mais rien d’extraordinaire non plus, entre 3000 et 3500 kcal. C’est comparable à ce que mange un bon sportif à notre époque.

– Plus de protéines, d’origine animale mais aussi végétale, ce qui représente une quantité très importante de végétaux à savoir jusqu’à 1.7 kg par jour.

– En ce qui concerne les graisses c’est sensiblement la même chose que nous en termes de quantité mais ce qui va vraiment changer c’est la qualité. Ils consomment autant d’oméga 3 que d’oméga 6 alors qu’aujourd’hui, avec notre alimentation industrialisée, cette proportion a été brisée, et nous sommes actuellement à un ratio oméga 3 et 6 moyen de 20 pour 1 en faveur des oméga 6, c’est beaucoup trop !

– Nous arrivons au point le plus important de notre observation : les glucides ! Leur seule source de glucides ce sont les fruits, principalement des baies qui ont un impact très faible sur la glycémie, les racines et les tubercules. Les plus intrépides arrivent parfois à se procurer un peu de miel, un des seuls aliments naturellement disponible contenant du saccarose, mais ça reste très occasionnel.

L’analyse pratique de leur alimentation vient de s’achever, passons maintenant à la théorie et essayons de décortiquer tout ça pour identifier d’où peut provenir une telle condition physique. Pour se faire je vous donne rdv dans ma grotte dans une petite demi-heure, n’oubliez pas vos tablettes de pierres et vos silex pour prendre des notes !

Pyramide alimentaire paléo

 

Et oui comme vous avez pu le voir, à l’air du Paléo les hommes ne consomment pas de:

• Produits céréaliers.
• Légumineuses.
• Produits laitiers.
• Produits transformés ou en conserve.
• Légumes riches en amidon (pomme de terre, manioc, igname, etc.).
• Sucre.
• Boissons gazeuses.

Et pourtant ils possèdent une forme olympique : une vingtaine de km de marche tous les matins, ports de charges lourdes sur de longue distance, sprint, nage, sollicitation polyarticulaire et j’en passe ! La clé de cette alimentation c’est qu’elle se concentre sur l’optimisation. Rien de ce qui est consommé par ces hommes n’est inutile, ne possède de calories vides ou ne possède un rôle important à jouer dans le processus de construction et de pérennisation du corps.

Les protéines contenues dans la viande et dans le poisson augmentent le bon cholestérol, brûlent plus de calories et permettent d’atteindre un niveau de satiété conséquente et durable. En ce qui concerne les végétaux , les fruits et les légumes principalement , ils ont deux avantages non négligeables : Ils sont très riches en antioxydant , ce qui protège des cellules cancéreuses , et permettent de maintenir l’équilibre acido-basique .En effets certains aliments laissent des résidus acidifiants , c’est pourquoi il est important de compenser avec des aliments « tampon » pour empêcher cette acidification, c’est une des clés pour rester en bonne santé car dans un environnement acide l’organisme va se vider de son capital minéral . Quant au système cardiovasculaire, immunitaire et cérébral ce sont principalement les omégas 3 (les bons gras), qui vont en assurer le bon fonctionnement.

A l’heure actuelle on entend beaucoup parler de l’interface digestive notamment grâce aux résultats des recherches sur le microbiote et sur l’importance de la préservation de l’équilibre intestinal.

Nous allons donc rester à cette époque mais nous allons changer d’échelle pour aller explorer un monde microscopique, celui des bactéries peuplant les intestins de nos amis du paléo ! Ce monde infiniment petit représente à lui seul 1 kg de bactéries actives sur une surface développée d’environ 400 m2 . Ici tout marche comme sur des roulettes, nos deux mondes vivent en parfaite harmonie. Puis vint l’air du néolithique, avec l’avènement de l’agriculture et des produits laitiers et céréaliers (qui possèdent des index glycémiques plus élevés). L’ajout de ces aliments a grandement contribué à la perturbation de cet équilibre sans pour autant avoir des conséquences dramatiques. Enfin il y a eu l’arrivée de l’alimentation raffinée, des pollutions et des modifications alimentaires en tous genre, et c’est à ce moment-là que l’équilibre a été rompu. Des changements dans la composition où la stabilité des populations bactériennes de l’intestin sont apparus, que l’on appelle dysbiose, entrainant des perturbations sur presque toutes les fonctions du corps favorisant l’apparition de maladie dite de civilisation : Diabète, stress, obésité, autisme, maladies chroniques et inflammatoire etc …

Cette alimentation serait la clé pour rééquilibrer la balance ?

 

Certes, les études menées sur des individus ayant pratiqué le régime Paléo ont montré des résultats favorables, principalement chez des patients souffrant de diabète ou de syndrome métabolique mais on ne dispose pas d’assez de recul pour voir si ces bénéfices sont conservés sur la durée et si d’autres pathologies seraient susceptibles d’apparaitre à long terme.

En voiture tout le monde ! On rentre à la maison, c’est qu’il commence à faire froid dans cette grotte et je ne suis pas fan de l’odeur de ma couverture en peau de mammouth ! Maintenant que nous avons étudié les habitudes alimentaires des chasseurs-cueilleur, essayons de les adapter à notre civilisation tout en évitant certains facteurs qui pourraient s’avérer limitant.

La diète Paléo fait donc partie des régimes que l’on qualifie comme low-carb (faible en sucre), elle ne contient que 20 à 40 % de glucide contre 50 à 60% pour les recommandations habituelles, notamment car elle supprime deux des quatre grands groupes d’aliments consommés par nos contemporains :

Les produits laitiers : Yaourt, fromage, lait, pâtisserie, beurre …

Les céréales : pain, pâtes, biscuit, viennoiserie , muesli , flocons …

Autant dire que ça fait du changement ! Il va donc falloir compenser par d’autres aliments mais malheureusement, de nos jours, on fait rapidement le tour en ce qui concerne la diversité. A l’air du paléolithique la diversité des végétaux comestibles était complètement différente de la nôtre. La flore environnante était un garde-manger vivant, des mauvaises herbes aux racines, pour eux presque tout était comestible. Du coup, adaptés à notre époque, les plats se suivent et se ressemblent … et la monotonie risque de vite faire son apparition. Pour finir sur ce point noir le plaisir de manger, certes subjectifs, passe souvent aux oubliettes car cette diète est bien loin de nos habitudes alimentaires contemporaines.
Aucune inquiétude par contre sur d’éventuelles carences en calcium lié à l’absence de produits laitiers. Les recherches anthropologiques sont formelles : on observe de rares cas de fractures ostéoporotiques au Paléolithique alors qu’elles augmentent considérablement après la transition agricole, au Néolithique. D’ailleurs il en va de même pour les populations aborigènes vivant à l’heure actuelle, aucune carence en calcium sans aucun produit laitier. L’alimentation de nos ancêtres durant des milliers d’année, sans l’appui du moindre laitage, fournissait plusieurs centaines de milligrammes de calcium par jour, dont une majorité provenant des végétaux qui possèdent parfois un taux d’absorption supérieur à celui des produits laitiers.

En ce qui concerne les céréales les avis sont plus mitigés. Autant cette alimentation est riche en fibres insolubles (que l’on trouve dans les fruits et les légumes) autant elle manque considérablement de fibres solubles (que l’on trouve dans les céréales complètes et les légumineuses), ce qui peut avoir pour effet de perturber le transit et la flore intestinale.

L’alimentation paléo exige de manger une grande quantité de viande. Cela peut conduire à une consommation excessive de graisses saturées et de cholestérol. « Ceux qui suivent ce modèle d’alimentation ne tiennent pas compte des différences dans la composition en acides gras de la viande des animaux d’aujourd’hui par rapport à la composition d’il y a 100 000 ans » a déclaré le Docteur Neal Malik , auteur et expert en Nutrition, « À l’époque de nos ancêtres, la composition en acides gras des animaux dans la nature était composée d’une plus grande quantité d’oméga-3 qui améliorent réellement notre santé. Toutefois, en raison de différences dans la façon dont nous nourrissons et élevons notre bétail aujourd’hui, la viande à tendance à contenir plus de graisses saturées ».

Les bases pour une bonne santé

 

Le point avec lequel tous les professionnels de la nutrition sont d’accord aujourd’hui concernant les bienfaits du régime de nos ancêtres c’est qu’il ne contient rien de transformé de façon industriel. C’est le point le plus important à retenir de ce voyage à travers le temps. Le génome humain n’a évolué que de 0,02 % en plus de 40 000 ans, nous possédons donc les mêmes gènes que nos ancêtres préhistoriques, il est donc logique de retourner vers une alimentation simple, brute et naturelle pour retrouver forme, santé, vitalité et bien-être. Certes ce n’est pas chose facile de nos jours mais les alternatives de l’agriculture biologique, que ce soit dans l’élevage ou dans la culture, nous permettent aujourd’hui de retrouver ce goût des produits naturels. C’est vers elle qu’il faudra se tourner en priorité. A régime égal c’est la qualité et non la quantité des aliments que vous allez consommer qui aura des effets positifs ou non, sur votre santé globale.

Pour tenir à long terme sur ce genre de mode alimentaire et pour être sûr de ne pas prendre de risque, une alternative sensée serait de réaliser un mix entre alimentation paléo et alimentation moderne, au même titre qu’une alimentation de type méditerranéen par exemple : Conserver une portion de céréales en favorisant celles pauvre en anti nutriments et avec un Indice Glycémique bas ( quinoa, sarrasin…) , une petite portion de légumineuses en réalisant un mode de préparation avisé ( trempage et germination ) , de la viande , du poisson et des œufs de qualité irréprochable, des légumes en grande quantité ainsi que des fruits , des noix , de l’huile et des graines avec le label BIO de préférence . S’octroyer une à 2 fois par semaine des repas hors cadre est également important et sans conséquence car en terme de santé ce sont les habitudes et la régularité qui l’emporte.

Encore un point important, seulement une partie de la cause des maladies cité dans cet article provient de l’alimentation, en effet ce qui est un véritable fléau à l’heure actuelle c’est la sédentarisation et l’individualisation de notre civilisation. Le corps et l’esprit s’encrassent, s’encroutent et ne fonctionne plus correctement car ils ne sont plus utilisés correctement. Pire nous vivons seul, enfermés et isolés. Ce qu’on doit retenir de ces chasseurs cueilleur c’est qu’ils bougeaient énormément, qu’ils étaient au contact de la nature en permanence et qu’ils vivaient au sein d’une communauté soudée par les lois de la survie. Ainsi en plus de manger mieux que nous ils étaient aussi plus épanouis sur le plan physique, social et psychologique. Ce que l’on doit surtout retenir sur un plan diététique c’est la diminution des sucres (surtout raffiné), et une consommation importante de produit naturel.

L’avis de Pierre sur la question

 

Avant de mettre en pratique le régime Paléo j’avais déjà effectué depuis plusieurs années une transition vers un mode alimentaire naturel et sans produits transformés. Je n’ai donc pas pu observer de grands changements, ou de guérisons de pathologie miraculeuses car elles avaient déjà toutes disparues. Néanmoins je reste convaincu de l’efficacité de ce mode alimentaire car elles ne sont pas revenues pour autant et je me suis toujours senti aussi bien voir mieux. Là où j’ai vraiment vu une nette amélioration les premiers mois c’est au niveau de ma flore intestinale, je me sentais moins ballonné, moins fatigué après les repas et aussi et surtout au niveau de ma glycémie. Mon corps s’est rapidement habitué à consommer moins de sucre ce qui me permettait de réaliser les mêmes types d’efforts qu’habituellement tout en utilisant beaucoup moins d’énergie. Sur le long terme ça c’est un peu compliqué et j’ai fait le choix de rajouter quelques céréales, principalement du riz basmati et du quinoa que je tolère très bien, et quelques légumineuses trempées. Étant très sportif j’ai pu constater que le côté LOW CARB que proposent certaines approches du paléo doit-être réadapté à l’activité physique et au tempérament de chacun. Paléo OUI , Low carb pas forcément ! Mais pour le reste j’ai gardé les mêmes principes à savoir une alimentation naturelle et non transformée.

Pour conclure

 

Soyons clair le régime paléo n’en est pas un, c’est un mode de vie. Il offre de nombreux bénéfices, dont la possibilité de perdre du poids, de se construire un corps musclé ou de retrouver la santé mais ne doit pas être appliqué de façon extrême. Avec un peu de souplesse, en gardant ces fondations, notamment sur l’origine naturelle des produits, et surtout en tête que nous sommes tous différents , les résultats obtenus peuvent être assez impressionnants. Je pourrais qualifier notre approche de paelo-flexitarisme : paléo pour le retour à la nature et flexitarisme pour une consommation de produits animaux raisonnés et de qualité . En espérant que ce petit voyage vous a plu, si vous avez d’autres interrogations n’hésitez pas à aller vous renseigner sur le mode de vie de nos ancêtres, bien souvent ce sont eux qui ont les réponses aux questions de santé qui sont redondantes à notre époque !

QUI SOMMES NOUS ?

 

Céline et Pierre , les experts du Bonheur
Nous sommes tous les 2 passionnés depuis plusieurs années par tout ce qui touche au bien-être , au sport , et à l’alimentation santé. Coach ,consultant , professeur et yoga et thérapeute , nous vivons de notre activité depuis 4 ans et nous communiquons notre expérience et nos connaissances à travers les réseaux sociaux.

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La santé est un marathon , pas un sprint !

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